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Votre méthodologie de conduite du changement n’a pas été conçue pour ce monde

Alex Papanastassiou |Author

Consultant chez BusinessQuests et Professeur adjoint et Conseiller en innovation numérique et transformation à la Solvay Brussels School.

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Lorsque les méthodes traditionnelles de conduite du changement ne se contentent pas d’échouer, elles orientent en réalité votre organisation vers l’exact opposé de ce qu’exige la transformation digitale à l’ère de l’IA.

La transformation digitale continue d’échouer, et le coupable désigné est presque toujours le même : l’exécution.
Pas assez d’adhésion. Pas suffisamment d’urgence. Une vision mal communiquée. Le diagnostic est généralement formulé à partir de cadres linéaires de conduite du changement — les huit étapes de Kotter étant les plus connues — et pointe toujours vers l’intérieur : vous n’avez simplement pas correctement suivi les étapes.

Mais si le problème venait justement… des étapes elles-mêmes ?

Les méthodologies linéaires de conduite du changement ont été conçues pour un monde de transformations organisationnelles limitées et internes : restructurer une division, déployer un nouveau processus, fusionner deux cultures. Elles supposent que l’organisation constitue l’unité d’analyse pertinente, que le changement progresse dans une seule direction, et qu’il est possible de dérouler une séquence allant de « l’urgence » à « l’ancrage » sans que le contexte ne se transforme entre-temps. En bref, ces méthodes ont été conçues pour un monde d’entreprises organisées comme des chaînes de production, et non comme des réseaux d’activités et de compétences. Un monde où les collaborateurs étaient placés sous l’influence exclusive d’une pyramide organisationnelle de commandement et de contrôle, et non considérés comme des parties prenantes dotées d’une véritable capacité d’action.

 

 

Les méthodologies linéaires de conduite du changement ont été conçues pour un monde de transformations organisationnelles limitées et internes… Or la transformation digitale en 2026 remet en cause chacune de ces hypothèses.

 

La transformation digitale en 2026 remet en cause chacune de ces hypothèses. Elle n’est pas limitée : elle s’étend aux réseaux de fournisseurs, aux relations clients, aux environnements réglementaires, ainsi qu’aux réalités matérielles liées à l’énergie et aux ressources. Elle n’est pas uniquement interne : les capacités de l’IA, les dynamiques de plateformes et les évolutions réglementaires créent des conditions qu’aucune organisation ne contrôle seule. Et surtout, elle n’est pas séquentielle : elle exige des avancées simultanées en matière de technologie, de gouvernance, de compétences et de modèle d’affaires, avec des ajustements et des recalibrages permanents.

Cette réalité est particulièrement visible dans les industries complexes et fortement structurées. Prenons l’exemple d’une marque automobile connue. Ce n’est pas une simple entreprise : c’est un écosystème imbriqué d’acteurs spécialisés à différents niveaux, chacun ayant ses propres compétences, contraintes et rythmes de transformation. Une méthodologie qui traite « l’organisation » comme une entité unique, dotée d’un niveau de préparation homogène face au changement, ne peut pas appréhender cette complexité. Elle produit alors ce que l’on pourrait appeler un théâtre de l’alignement : des récits internes convaincants sur la transformation, mais qui ont peu de lien avec ce qui se passe réellement dans l’ensemble de la chaîne de valeur.

Le problème plus profond réside dans ce que ces cadres ne questionnent pas. Ils restent silencieux sur la gouvernance de la transformation : non pas simplement sur qui la parraine, mais sur qui dispose réellement d’une voix légitime pour en orienter la direction. Ils ignorent également les contraintes externes — limites planétaires, durcissement réglementaire, fragilité des chaînes d’approvisionnement — qui devraient pourtant influencer la manière même dont on définit la transformation. Et ils ne distinguent pas l’adoption d’outils numériques de la remise en question de la raison d’être de l’organisation. Un constructeur automobile qui explore des modèles de mobilité comme service (MaaS) ou qui conçoit des véhicules pensés pour être démontés et recyclés n’est pas simplement en train « d’implémenter un changement ». Il fait des choix de gouvernance concernant sa relation aux matériaux, aux clients et à la biosphère.

Ce qui fonctionne réellement n’est pas une nouvelle méthodologie estampillée. C’est une approche forgée par la complexité : une approche qui considère l’organisation comme un collectif de collectifs, qui cartographie le paysage réel avant de prescrire des actions, et qui développe une compréhension systémique permettant aux acteurs de percevoir l’environnement dans lequel ils évoluent. Surtout, elle considère la transformation comme un processus continu, organique, presque darwinien, appelé à durer dans le temps à mesure que les entreprises s’adaptent à des circonstances internes et externes en constante évolution. Il ne s’agit pas d’une initiative ponctuelle ni d’un programme à durée limitée.

La permanence de la transformation oblige les entreprises à développer leur « muscle du changement » et à mettre en place une gouvernance spécifique de la transformation, en complément de leur gouvernance traditionnelle. Et cette transformation doit relier la stratégie aux opérations, en impliquant l’ensemble de l’organisation : du terrain et des contributeurs individuels, internes comme externes, jusqu’au conseil d’administration et aux instances dirigeantes. Car dans ce domaine, l’intégration compte autant que la capacité technique.

La question est particulièrement pertinente pour les entreprises dirigées par leurs propriétaires, car vous avez réellement le pouvoir de la poser : Votre méthodologie de transformation vous aide-t-elle à comprendre votre situation et à faire des choix éclairés ? Ou vous fournit-elle simplement une séquence à suivre pour ne pas avoir à vous poser ces questions ?

 

Ces questions sont au cœur de l’Executive Master in Management, où des professeurs comme Alex Papanastassiou invitent les leaders à repenser leurs approches du changement et de la stratégie.

Intéressé ? Contactez-nous dès aujourd’hui pour en savoir plus sur l’Executive Master in Management 

 

 

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